Reste l’amour

On oublie souvent qu’au bout de la route nous attend la grande faucheuse (quoique un auteur que j’admire nous soutient que la mort est un mec *) et malgré ça on court comme un dératé à sa rencontre comme si louper le rencard avec elle (ou lui…ça se discute*)allait nous faire un deuxième trou de balle . Et la vie dans tout ça ? les fleurs, les oiseaux, le sourire d’un enfant, celui de la femme qu’on aime, tous ces petits riens qui nous différencie de l’amibe voir d’un politicien et qui font de nous des êtres sensibles, ces petits riens qui sont le ciment d’une vie qui valait d’être vécue, on les oublie . On court, on galope, on sprinte, persuader à tort ou à raison que le premier arrivé aura droit aux félicitations du jury, que votre vie sera cité en exemple et que, oui jeunes cons, regarder le grand homme il a eu une vie riche, admirer de ses pairs, jalouser par les mesquins, regardez donc sa splendide pierre tombale et prenez de la graine ! A y mater de plus pres, c’est aussi tentant que les grands magasins pendant les soldes . Ca file la nausée et quand la nausée est là, la gerbe n’est jamais loin…

Alors amies lecteurs, pose ton cul cinq minutes et réfléchis bien, c’est ça que tu veux ? Tomber dans le piège tendu ? faire parti d’un troupeau de bêtes à corne qu’on exploite du berceau à la tombe sans jamais un seul instant se poser la question de savoir ce qui se cache derriere tout ça . Excusez moi je vais poser une gerbe et je reviens ….haaa Ca va mieux…Maison, voiture, vacances, artères bouchées par un trop plein de lipides, cerveau rongé par l’inertie, indifference devant les êtres qui paient pour notre confort et j’en passe . Ca vous titille toujours pas ? Ha oui c’est vrai on est tous dans le même sac, moi comme vous, et ça m’interdis de vous pissez à la raie, de vous chiez à la gueule sous pretexte que je suis pas mieux . soit . Je fais parti du troupeau, je beugle comme les autres pour avoir un peu plus d’herbes à brouter comme me l’ont enseigner mes parents, pret à encorner le premier connard qui voudra prendre ses aises dans ma prairie . Le petit détail qui tue c’est que la prairie en question ne m’appartient pas, pas plus qu’a mes parents qui m’ont enseigner que de droit divin, l’homme peut faire crever la planète pour son bon plaisir . D’ailleurs la prairie tiens plus de la steppe ces derniers temps, mon fils héritera d’un desert et me maudira . et il aura raison !

alors on attend quoi pour foutre cette société cul par dessus tête ? de faire la queue pour bouffer de la merde ? on me signale que c’est déjà le cas…Si c’est ça, le pire est devant nous et ce pire là est terrifiant, même dans nos pires cauchemars on atteint pas la cheville du desastre qui attend nos enfants .

j’entend les fâcheux qui marmonnent « mais quel connard, pourquoi il me gâche ma digestion, c’est vrai ça quand je suis contrarié je fais des gaz… » c’est pour vous emmerder, c’est aussi simple que ça, j’ai même pas de noble conscience à proposer , pas d’avantage de solutions dans ma besace, non juste une farouche envie de vous casser les burnes, de vous empêcher de regarder béatement votre boite à merde qu’on appelle teloche en jargon prolo, et ne me parler pas d’internet « nouvel espace de liberté » ce truc est juste une prison de l’esprit faite pour isoler encore un peu plus le bétail que nous sommes .

Reste l’amour…

Repos soldat

*une bouteille de Pouilly Fuissé à celui ou celle qui trouve le nom du grand homme

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2 commentaires pour Reste l’amour

  1. Myriam dit :

    Reste l’éducation au développement durable et à l’éco-citoyenneté. Ce sont des petits gestes, fait par tous, qui vont limiter la casse. Nos enfants auront pour rôle de sauver la planète. Enfin, s’il n’est pas trop tard !
    Faisons le tri de nos poubelles, achetons nos lègumes aux derniers paysans, boycottons les grandes surfaces qui les font crever, ne gaspillons plus l’eau, arrêtons de surchauffer nos appartements et surtout prenons l’habitude de nous déplacer grâce à nos petites jambes. De toute façon, dans quinze ans, il n’y aura plus de pétrole.
    Restera l’amour.
    Myre.

  2. A moins de les fouetter à grand coups de poireaux bios, je vois mal nos contemporains se mettre, d’un seul coup, à aimer Gaïa et à faire le necessaire pour arrêter son agonie… Blague à part le chemin est long…`
    restera l’amour 😉

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