Théorie du chaos

Notre exposé du jour portera sur l’idée de chaos et de son influence deletere sur ces summums de bon gout que sont meetic,match.com et autres net-club, souvenez vous, si vous voyez Marcel draguer, tuez le !!.

De quoi s’agit-il ?

La théorie du chaos démontre que des systèmes décrits

par des équations simples et déterministes peuvent être

imprévisibles. Elle a été popularisée sous le nom

d’ "effet papillon". Tous ceux qui ont vu "Jurassic Park"

connaissent ce postulat célèbre:

Un papillon qui bat des ailes à Pékin peut amener la pluie

à la place du beau temps à Berlin.

Or, il est une confusion que commettent régulièrement les

bonobos: c’est celle qui consiste à substituer la notion de

désordre à celle d’imprévisibilité. Il est également des

bonobos (des gauchistes, certainement) qui contestent même

la pertinence de cette théorie.

Il était donc grand temps que se dresse, telle la statue du

commandeur, l’homo sapiens sapiens, afin d’asséner aux

simiesques une démonstration irréfutable, dont les connaisseurs

pourront apprécier la rigueur et la scientificité.

Nous sommes donc à Pékin, par une belle soirée de printemps.

Peu importe l’année: il suffira au lecteur de savoir que

les Etats-Unis ont un couillon de la lune comme président,

que le parti communiste chinois affrète régulièrement des tanks,

afin d’apporter plus rapidement au peuple le bonheur prolétarien,

et que les tchétchènes goutent de plus en plus souvent les

bienfaits du libéralisme russe.

Au balcon du troisième étage d’un logement communautaire

(en français: HLM), dans une rue commerçante de la grande capitale

chinoise, un modeste employé de bureau sirote un verre de colombine

(en français on dit "grenadine", mais le Conseil Suprême de la Révolution

jugeait ce nom par trop guerrier et militariste).

Baudoin No Bo, puisque c’est son nom (il était issu d’une branche

batârde de la famille des No Bo, fruit des relations adultérines

de l’arrière-arrière-arrière-grand-père de Baudoin avec une cantatrice

belge – ce détail est d’une importance capitale dans ce qui va suivre),

profite d’un repos bien mérité, puisque octroyé par le camarade PDG de

l’entreprise où il travaille.

Vient à passer un papillon: appelons le Marcel, puisque c’est son

nom. Il butine gentiment les fleurs qui décorent le balcon. Or ce

faisant, il vient voleter sous le nez de Baudoin, importunant

inopportunément ce dernier. Baudoin chasse l’insecte d’un

geste de la main. Mais, son sang belge aidant, il choisit, pour ce

faire, la main qui tient le verre, faisant ainsi choir son contenu

dans la rue.

Or, à cet instant, passe dans la rue le représentant du parti de cette

même rue. Et les bonobos de s’écrier: "Ca y est, on a compris ! Le

responsable de la rue s’appelle Berlin. Le papillon, en battant des

ailes a bien amené la pluie sur Berlin !".

C’est idiot, cette remarque. Berlin n’est pas un nom chinois. C’est

le nom de la capitale allemande. Or que s’y passe-t-il, justement,

à Berlin ? Et bien au même moment, la truculente Hildegarde-Ysolde

sort de chez elle, pour se rendre à la pharmacie, afin d’y acheter

de quoi suivre un régime amaigrissant, afin de perdre un peu des

deux quintaux rudement gagnés grâce à la choucroute et à la bière

bavaroise. Hildegarde-Ysolde est en sueur, car la température est

caniculaire.

Ceci dit revenons dans l’empire du Milieu (qui ne se trouve pas en

Sicile, contrairement à ce que croient nos amis les ouistitis).

Té Fou Tu, le commissaire du peuple pour la rue, reçoit la boisson de

Baudoin sur la tête. Et il n’est pas content. Ca non, alors !

Il va donc de ce pas trouver le Commissaire du quartier, un grand

ami du peuple, s’il en est. Il lui raconte qu’il vient d’être

agressé par un rebelle, qui l’a attaqué au moyen d’un liquide dont

la composition lui est inconnue. La rue serait-elle en émoi ?

Le sang du Commissaire du Peuple délégué au quartier ne fait qu’un

tour.

Il va donc de ce pas trouver le Commissaire de la ville, un grand

supporter des classes les plus pauvres, s’il en est. Il lui rapporte donc

qu’un Commissaire de rue vient d’être pris à partie (non communiste)

par le chef d’un groupe insurrectionnel, qui l’a attaqué au moyen d’une

arme chimique étrange. Le quartier serait-il en ébullition ?

Le sang du Commissaire du Peuple délégué à la ville ne fait qu’un tour.

Il va donc de ce pas trouver le Commissaire du canton, un grand

bienfaiteur du genre humain, s’il en est. Il lui narre

qu’un Commissaire de rue vient d’être blessé grièvement par une bande de

fascistes réactionnaires, qui l’ont attaqué au moyen d’une arme secrète

inconnue de ses services. La ville serait-elle en révolte ?

Le sang du Commissaire du Peuple délégué au canton ne fait qu’un tour.

Il va donc de ce pas trouver le Commissaire de la province, un des plus

grands philanthropes de l’univers, s’il en est. Il lui dit alors

qu’un Commissaire de rue (quel con, celui-là !) vient d’être sauvagement

assassiné par des troupes à la solde des salopards de capitalistes

américains, qui l’ont attaqué au moyen d’armes nucléaires, bactériologiques

et chimiques secrètes (mais plus pour longtemps, car lui et ses sbires se

font fort d’en démonter les mécanismes).

Une révolution se serait-elle déclenchée dans la province ?

Le sang du Commissaire du Peuple délégué à la province ne fait qu’un tour.

Il va donc de ce pas trouver le Guide Suprême de la Révolution, le

Grand Timonier de la planète, la Lumière Etincellante du prolétariat,

bref, le fromage de tête. Aussitôt celui-ci fait boucler la province, met

le canton en quarantaine, envoit les habitants de la ville en camp de

rééducation, sauf ceux du quartier, qui sont internés dans un hopital

psychiatrique, sauf ceux de la rue (Té Fou Tu compris) qui sont arrêtés,

condamnés à mort, exécutés puis jugés, comme c’est la coutume.

Et pour casser les burnes des immondes américains il envoie, comme

d’habitude, sa flotte dans le détroit de Formose, en face de Taiwan.

Et, toujours comme d’habitude, les américains répliquent en envoyant

l’US Navy dans le même détroit, tout en demandant l’appui des "amis"

russes, qui eux aussi se pointent dans le même détroit. Si bien que

le détroit de Formose finit par ressembler à l’autoroute Paris-

Marseille, un jour de grands départs (les péages en moins, bien entendu,

parce que mettre un péage en pleine mer soulève des problèmes difficilement

surmontables, comme, par exemple ….bon, enfin, ce n’est pas le sujet

du jour …).

Mais, vous demandez-vous, car je sais que cette question vous taraude

l’esprit, que devient Marcel ?

Et bien, le Marcel, il en a ras le bol de se faire chasser des balcons

pékinois, chaque fois qu’il cherche à butiner un peu. Aussi, en rentrant

chez lui, il apostrophe sa papillone:

"Chérie, c’est le bordel, j’en ai marre ! Prépare les enfants, fais les

bagages (et après on dira que les hommes sont machos !), on se casse

chez ta tante, à Taiwan !!!".

Et pour aller à Taiwan, il passe par où le Marcel ? Par le détroit de

Formose, naturellement. A cet instant, l’opérateur radar du navire amiral

américain perçoit l’écho de la famille de Marcel. Il prévient aussitôt

le chef de la flotte, l’amiral Géronimo W. Bush (il était issu d’une

branche batârde de la famille Bush, fruit des relations adultérines

de l’arrière-arrière-arrière-grand-père de George W. avec une squaw

apache). Celui-ci, ancien de Pearl Harbour (Géronimo, pas George, faut

suivre un peu !), subodore un coup en traître des niacouais (en américain,

habitants de l’extrême-orient) et ordonne de balancer les missiles à

têtes nucléaires sur les jonques chinoises.

Averti par son opérateur radar, le chef de la flotte chinoise, l’amiral

Anastopoulos Tsé Toung (il était issu d’une branche batârde de la famille

Tsé Toung, fruit des relations adultérines de l’arrière-arrière-arrière-

grand-père de Mao avec un pâtre grec), ordonne de répliquer en bombardant

les gondoles russes et américaines. Ce à quoi réplique à son tour l’amiral

russe, Biquette Poutine (il était issu d’une branche batârde de la famille

Poutine, fruit des relations adultérines de l’arrière-arrière-arrière-

grand-père de Vladimir avec une chèvre).

La suite se devine aisément: hiver nucléaire et pluies acides infestent

notre belle planète (Berlin compris). Au même moment, Hildegarde-Ysolde

sort de la pharmacie et, contemplant ses chairs rongées par l’acide,

se dit que ce régime amigrissant est tout de même un peu douloureux,

quoique redoutablement efficace. A tel point, qu’au coin de la rue,

le squelette d’Hildegarde-Ysolde fait volte-face, et s’en va règler

son compte à l’apothicaire, parce que faut quand même pas déconner,

bordel !

Ainsi se termine notre démonstration mathématique du bien-fondé

de la théorie du chaos. La prochaine fois que vous apercevrez un

papillon, demandez-lui son nom. Et s’il s’appelle Marcel, n’hésitez

pas: TUEZ-LE !!!

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