Théorie de l’évolution

La théorie de la relativité vous a enseigné comment

reconnaître un bonobo.

La théorie de l’incomplétude vous a expliqué ce qui se

passait dans le cerveau d’un bonobo (c’est-à-dire, rien).

Notre exposé du jour, sur la théorie de l’évolution, vous

montrera comment ont évolués, au cours des âges, les

bonobos.

Le père de l’évolutionnisme est Charles Darwin. Il en

eût l’idée, la première fois, en débarquant en Terre de Feu.

Apercevant les habitants du cru, il s’écria:

"On ne peut pas considérer ces gens-là comme des êtres humains".

S’apercevant aussitôt, qu’avec des réflexions à la con de ce genre,

il risquait de finir comme théoricien du NSDAP, et fortement

encouragé dans sa démarche par l’attitude ombrageuse des autochtones,

qui appréciaient relativement peu de se voir comparés à des étudiants

en informatique ou, pire, à des internautes moyens, et qui s’étaient

mis à le pourchasser aux cris de "Vatferenkulé !" ou "Vanikétémor !"

(on mesure, à ces quelques extraits, quelle perte peut représenter,

pour notre civilisation moderne, la disparition des dialectes

feuégiens), le charlot en question changea son fusil, dont il était

cruellement dépourvu en ces terribles circonstances, d’épaule (il faut

dire que Charles Darwin ne brillait pas particulièrement par son

courage, eu égard à la taille ridiculement petite de son appendice

sexuel, due essentiellement à sa dodécatesticularité – preuve, une

fois de plus, que la quantité nuit toujours à la qualité) et se posa

la question suivante:

"Comment fonctionne ce foutu bordel ? Il doit y avoir un truc !"

Le lecteur attentif notera au passage que c’est exactement la même

question que se pose le quidam moyen lorsque, sans avertir, le

lache le moteur de son véhicule de tourisme, généralement sous une

pluie battante, au bord d’une autoroute, sous l’oeuil goguenard de

ce vautour urbain des temps modernes, charognard impitoyable, que l’on

nomme, dans nos contrées, "garagiste" et qui n’attend que l’agonie

finale de l’infortuné automobiliste pour lui asséner le coup de grâce,

sous la forme d’une facture dont le montant ne saurait être autre qu’un

multiple de mille (francs).

Passons sur les étapes de la recherche qu’entreprit alors le naturaliste

et biologiste de la perfide Albion, pour en arriver à la conclusion,

triviale, il faut le dire, de ses travaux: seuls, les êtres les

mieux adaptés à l’environnement qui les entoure, peuvent survivre.

C’est de cette manière que s’établit la sélection naturelle des espèces.

Le bon Charles dégustait tranquillement les pissenlits par la

racine, enfermé entre quatre planches de sapin (sa famille, étant

pingre, ayant refusé de trop investir dans les obsèques) quand

survint ce qu’il est convenu d’appeler le minuscule grain de sable

dans la mécanique, le petit atermoiement, la légère contrariété,

bref un emmerdeur dont l’Histoire, brave fille, refuse de se

souvenir du nom, et qui fit la réflexion suivante:

"Si, seuls, les mieux adaptés survivent, comment expliquer le

pullulement de bonobos sur les fora d’expression française ?

Comment justifier, entre autres, la kyrielle de messages hors-carta

sur frh, ce forum de l’humour et du bon goût ? D’où viennent ces

messages aussi navrants que creux et vides ? Hein, ducon ? (notons le

peu de respect du scientifique en question vis-à-vis de l’un de ses

glorieux prédecesseur)"

"Aaaaaargggghhhhh !!!!" s’écria Darwin du fond de sa tombe, voyant

ainsi s’écrouler sa belle théorie.

Car, en fait, c’est la génétique (dont nous aurons l’occasion de

reparler) qui explique le mieux ce phénomène: la nature commet

sans cesse des erreurs, lors de la fécondation. La plupart ne sont

pas viables, mais d’autres réussissent tant bien que mal, à s’adapter.

C’est notamment le cas de l’internaute moyen et de son avatar,

l’étudiant en informatique.

Voilà qui vous éclairera mieux, désormais, sur l’évolution des bonobos

à travers les âges.

Quant à moi, je vais goûter un repos bien mérité.

En somme (80), j’ai besoin de me ressourcer.

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