Théorie de la relativité

 

Considérant que l’ignorance des concepts les plus fondamentaux

de l’humanité est la principale cause de l’état simiesque des canopéens,

et, par voie de conséquence, d’un grand nombre de messages ridicules et sans objet sur la plupart des salons de chat de caramail d’expression française, j’ai résolu

de m’atteler à une tâche aussi ingrate que bénévole: l’éducation des

bonobos.

Notre premier cours portera, aujourd’hui, sur la théorie de la

relativité, de feu (posez vos revolvers, ceci est une

expression permettant de désigner un défunt) Albert Einstein.

Première question: comment le grand Albert en est-il venu à

élaborer la théorie de la relativité ?

C’est une histoire assez peu connue. Bertie (pour les intimes)

était (mal) marié à une redoutable germaine (ce n’est pas son

prénom) appelée Frida-Gertrüde (ça, c’est son prénom). Les italiens

ont leur mamma, les russes, leurs ouvrières héroïnes du peuple

et les allemands, leurs gretchen. C’est à cette dernière

catégorie qu’appartenait la terrible Frida-Gertrüde. C’est-à-dire,

qu’en aucun cas, son poids ne pouvait descendre en dessous du quintal.

Normalement, une telle concentration d’atomes et de molécules

divers aurait du réjouir un physicien hors pair comme le grand Albert.

Mais là, c’était trop, beaucoup trop. Et, aussi vrai que le mieux est

quelquefois l’ennemi du bien, ce dont nous avons, au travers de cette

histoire, une nouvelle fois la preuve, notre Albert ne pouvait

ressentir qu’une immense nausée devant une telle accumulation de

matière (nausée comparable à celle que peuvent éprouver, par ailleurs,

certaines personnes à la lecture d’un cloaque dont je ne citerai pas le

nom, mais enfin, je me comprends ce qui, après tout, est l’essentiel).

Or vint un jour (de toute façon, il en vient toujours un) où, en lisant

au port, Bertie trouva enfin LA solution: le "Four roses" qui, destiné

à l’origine à Lucienne, devrait, après tout, et avant pas grand chose,

avoir le même effet avec Frida-Gertrüde (en tout cas, pourquoi pas).

Une petite digression dans notre cours, pour signaler aux lecteurs

bonoboïdes, que cette dernière phrase (non, pas celle-là, celle d’avant,

bande de cancres) contient une jeu de mots subtil et une allusion d’une

grande finesse, à un conte célèbre (solution de notre jeu-concours "Qui

veut gagner des nèfles ?", à la fin de cet exposé). Le règlement de ce

jeu est déposé auprès de maître Vatefer, huissier de justice, qui a

aimablement accepté de délaisser, pour la circonstance, son occupation

favorite consistant à jeter à la rue des familles entières et

surendettées, au profit des seuls intérêts des grands capitalistes

immobiliers, exploitant sans vergogne le petit prolétariat urbain, mais,

baste, ne nous égarons point, et revergeons après avoir longuement dit

"verger" (dit "verger" => diverger => putain, qu’est-ce qu’on s’éclate

=> humour => mouarf => euh …. milles excuses …. je me suis un peu

trop laissé aller).

Sitôt lu, sitôt fait, et le grand Albert commença à se bourrer la gueule

à coup de bourbon (notez bien que, depuis 1793, on ne sabre plus les

bouteilles de bourbon, ceci causant une vague de frissons irrépressibles

parmi les membres de l’une des plus vieilles familles de France).

Hélas, Albert avait beau se saouler, rouler sous la table, se torcher,

se démonter la rate, se péter la gueule, se mettre minable, rien !

Frida-Gertrüde restait telle qu’elle était lorsqu’Albert était à jeun

(ce qui ne lui arrivait plus très souvent). Pire, même, à la nausée que

lui provoquait la vision de sa moitié (expression usuelle car, dans le

cas du couple Einstein, la dame représentait largement plus de la moitié

du quotient familial), s’ajoutait les embarras digestifs provoqués par

l’abus d’alcool et le pauvre Albert ne cessait de vomir dans son

laboratoire, sur ses échantillons d’uranium, ce qui ralentissait

fortement la progression de ses recherches.

Passons sur les détails scabreux de la longue descente aux enfers du

grand maître, hormis l’un d’entre eux, dont l’importance n’échappera à

personne, et qu’il convient de citer ici. S’enfonçant donc dans les

abysses démoniaques de la dépendance éthylique, Albert Einstein eut

l’occasion de croiser sur ce chemin pavé de bonnes intentions, deux

personnages hauts en couleurs (si on peut dire): Charon et La Mort. Le

génie de la physique moderne est formel: Charon est bien un personnage

ridiculement insignifiant, comparé à La Mort. Ce témoignage digne de foi

méritait d’être signalé.

C’est au cours d’une lente et douloureuse cure de désintoxication que

l’importance de sa découverte sauta aux yeux du grand physicien,

manquant de peu de lui en crever un: quelqu’ait pu être le référentiel

dans lequel il se plaçait, le physique ingrat de Frida-Gertrüde restait

IDENTIQUE ! A quelques développements triviaux près, LA THEORIE DE LA

RELATIVITE GENERALE ETAIT NEE !!!

Quelle est, ici bas, l’utilité principale de cette théorie ?

Cette théorie permet surtout de reconnaître le bonobo primitif de

l’internaute cultivé et intelligent. Comment ?

Le bonobo primitif (pléonasme) s’écriera, parlant de la théorie de la

relativité: "Bon sang, mais c’est bien sûr ! Tout est relatif !" La doxa

veut ainsi que les conceptions einsteiniennes puissent être utilisées au

moins comme exemple, au mieux comme argument, à l’appui de toute

critique de la valeur absolue d’idées ou de concepts. C’est évidemment

sur la proximité lexicale des termes "relativité" et "relativisme" que

se fondent la plupart des confusions.

Ainsi, le bonobo se masquera donc à lui-même la vérité, en se disant

(je vous le refait au ralenti):

Le bonobo: "Je suis un bonobo un peu couillon, mais, comparé à cette

huître perlière hydrocéphale que voilà, je suis intelligent !"

Grave erreur. Car, bien au contraire, la théorie de la relativité repose

sur l’équivalence, pour les lois physiques, de tous les systèmes de

référence en translation uniforme ou en mouvement relatif quelconque et

détermine une forme valable de ces équations, plus seulement dans les

seuls référentiels inertiels.

Notre bonobo aurait donc du dire (je vous la refait à nouveau au

ralenti):

Le bonobo: "Je suis un bonobo un peu couillon, et, même à côté de cette

huître perlière hydrocéphale que voilà, je reste toujours aussi couillon

!"

Arrêtons-nous un instant sur le principe de la relativité restreinte,

dérivé du principe de la relativité générale. Chacun sait (hmmmppfff

!!!) que la relativité restreinte s’exprime par la relation: E=MC2

(inutile de fantasmer, rien à voir avec Marie-Claude ou Marie-Claire).

Comment Einstein l’a-t-il découvert ? Ainsi: ayant échoué dans toutes

ses tentatives, le grand Albert fit à Frida-Gertrüde la proposition

suivante: "Si nous copulions tout les deux comme des bêtes, la masse que

tu représentes pourrait peut-être diminuer, accroissant par là-même,

notre énergie sexuelle, mimine ?"

Après avoir asséné à son illustre époux une gigantesque baffe, en le

traitant de muffle (réaction nucléaire typiquement féminine),

Frida-Gertrüde se mit à réfléchir (réaction nucléaire rarement

féminine), et se dit qu’après tout, son mari avait peut être raison

(réaction nucléaire encore jamais observée, jusqu’alors, chez une

femme).

Et ils se mirent tout deux à forniquer sévère. Et Albert vit que cela

était bon. Et Frida-Gertrüde vit aussi que cela était bon. Et plus

Albert connaissait bibliquement sa femme, plus celle-ci maigrissait. Et

Frida-Gertrüde devint svelte et callipyge, tout en gardant sa forte

poitrine. Et plus elle embellissait, plus ils forniquaient. Et plus ils

forniquaient, plus Albert se disait: "Putain, qu’est-ce que c’est bon

!". Et Frida-Gertrüde entama une carrière cinématographique. Et

Frida-Gertrüde changea de nom, et décida qu’on l’appelerait, désoreais,

Tabatha Cash. Et on va s’arrêter là, bande de vicieux, car le reste ne

vous regarde pas.

Ainsi se termine cet exposé. Il aura eu le mérite de rendre sa juste

place dans l’histoire à Frida-Gertrüde Tabatha Einstein-Cash, personnage

trop souvent oublié des masses obscures. Lorsque vous vous

déconnecterez, chers bonobos, vous vous apercevrez alors que vous êtes

un peu plus intelligent que ce matin, en vous levant.

Ne me remerciez pas: j’aime rendre service.

Notre prochaine leçon portera sur la théorie de l’incomplétude. D’ici

là, portez-vous bien, et à la prochaioe.

 

Fabien, adaptation "caraiesque" Thierry aka Rincevent

 

La solution de notre jeu-concours était: "Four roses for Lucienne" de

Roland Topor (en lisant au port => Topor => humour => mwarf). Conte dans

lequel, chaque fois que le héros se saoule, il voit sa femme beaucoup

plus belle qu’elle ne laid … euh, … l’est en réalité. Nous pouvons

donc remercier maître Vatefer, qui va pouvoir recommencer à jeter à la

rue des enfants, des femmes et des vieillards, déjà au bord de la

misère, par le seul fait d’un ultracapitalisme rempant et honteux, voué

à l’esclavage de la plus grande partie du genre humain.

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