Etude typologique d’une bande de cons

La Typologie de la bande de cons:
 
Il est toujours utile, lorsqu’on pratique la dérision, de démontrer
que charité bien ordonnée commence toujours par soi-même.
Certains s’étonneront de ce que ce sujet ne traite
pas des bandes de connes. C’est qu’il faut bien
reconnaître que la connerie est un attribut essentiellement
masculin, et qu’il est assez rare que les femmes soient
connes. Elles le sont généralement lorsqu’elles cherchent
à imiter les hommes. Sinon, leur dispersion est suffisamment
forte pour oberrer toute tentative de former une bande.
Voilà pourquoi le sujet porte sur les bandes de cons. Il faut
également dire que, si on ne veut pas rentrer bredouille de
la chasse à la gazelle, il vaut mieux commencer par éviter
d’effrayer le gibier: ce serait maladroit et contre-productif.
Voici donc notre petit exposé typologique:
 
1/ L’AGREGAT :
Dans l’agrégat, le con est indépendant. Son intérêt propre
passe d’ailleurs avant les intérêts de sa bande. Le con
ne réagit pas de manière coordonnée. La formation d’un
agrégat est généralement artificielle. On peut l’obtenir assez
facilement, par exemple, on montant une émission de télévision,
pour laquelle on enferme une bande de bonobos (eh oui, encore eux !)
dans une habitation close hermétiquement. On les laisse faire les
couillons et on attend que la bande se forme, derrière les postes TV.
Un agrégat est souvent menacé par la  dispersion, due essentiellement
à son hétérogénéité (pour les médias, on appelle cela le "zapping").
Un bon exemple de l’agrégat est celui constitué par les téléspectateurs
(ceux de M6, en particulier, que je salue ici).
 
2/ LA COLLECTION :
Dans la collection, le con n’a de valeur que si tous les cons
de la collection à laquelle il appartient sont réunis. La réunion
d’une collection résulte de la volonté de réaliser un projet auquel la
participation des cons est nécessaire. La formation de cette forme de bande
est donc commandée par sa fin. Par exemple, l’organisation d’une
manifestation sportive. Peu importe que les sportifs invités soient
amateurs ou professionnels, dopés ou non. Si la compétition est, par
exemple, une course cycliste, la collection se nommera alors "peloton".
Un autre bon exemple de la collection est celle constituée par les clubs
de supporters (ceux de football, en particulier, que je salue ici).
 
3/ LA SOMME :
La somme est la réunion de cons dont la valeur est directement
proportionnelle à la cardinalité de la bande, comme disent les
mathématiciens qui aiment à sodomiser les diptères, pour dire
les choses les plus simples. Sous cette forme, la bande n’a
donc d’importance que par le nombre d’individus qui y participent. Elle
présuppose une relative homogénéité de ceux qui la compose. La somme
peut être consituée suite à un événement naturel (le retour de l’été et des
congés payés, par exemple) ou par un événement artificiel (la période des
soldes). Un bon exemple de la somme, vous l’avez compris, est la foule (et
notamment nos amis touristes qui déferlent régulièrement sur nos plages, et
que je salue ici).
 
4/ L’ENSEMBLE :
L’ensemble est une réunion de cons, solidarisés entre eux par un
intérêt commun. L’unité y est généralement plus forte que dans
l’agrégat. Ses éléments n’y sont pas aussi indifférents entre eux,
comme dans la somme (oui, je sais, 80). Leur participation relève plus
d’une logique d’appartenance que d’une logique d’inclusion. Pour créer un
ensemble, il faut, là aussi, un dispositif particulier. Par exemple, un
réseau de communication, à l’échelle planétaire. Ainsi, un bon exemple de
l’ensemble est celle constituée par la communauté des internautes
(notamment ceux qui sévissent sur les fora d’expression française, et que
je salue ici).
 
5/ LE SYSTEME :
Le système est une bande de cons organisé. Les cons y sont liés par
des relations d’interdépendance, voire par des relations hiérarchiques.
De tous les types de bandes de cons, c’est le type le plus
fortement intégré. A sa tête on trouve le con qui sait tout. Celui-ci
commande aux autres cons, pour leurs dire ce qu’il faut qu’ils pensent
ou qu’ils fassent. Une organisation fortement pyramidale relie le con qui
sait tout aux cons qui ne savent rien (appelés généralement "la base"). Un
bon exemple du système est un parti politique ou une communauté religieuse
(et notamment les extrémistes et fondamentalistes que … non, ceux-là, je
ne les salue pas …).
Quant à moi, étant à la fois téléspectateur, sportif (on ne rit pas,
Rosa !), touriste à l’occasion, internaute quelquefois, et électeur
régulièrement, le lecteur comprendra aisément que je ne puisse être
décemment logé dans telle ou telle autre catégorie, tout en participant de
chacune d’elles, tour à tour.
Bande à part, sacrebleu, c’est ma règle et j’y tiens !
Je suis une band’ de con à moi tout seul,
Je suis une band’ de con, j’me fends la gueule
 
Merci Fabien
Publicités
Cet article a été publié dans Non classé. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s